Dimanche 15 mars 2009 7 15 /03 /2009 10:57



Alain Bashung, l’un des chanteurs les plus importants de la scène musicale française, est mort.

Alain Bashung, l’un des chanteurs les plus importants de la scène musicale française, est mort samedi à 61 ans des suites d’un cancer du poumon, deux semaines après avoir triomphé aux Victoires de la musique.

Le chanteur de "Gaby", "Vertige de l’amour" ou "Osez Joséphine" a succombé dans l’après-midi, entouré des siens à l’hôpital Saint-Joseph à Paris, a précisé dans un communiqué le producteur de ses spectacles, Garance Productions, qui a annoncé sa disparition.

"C’est un prince qui ce soir nous a quittés, un immense poète, un chanteur engagé", a réagi le président de la République Nicolas Sarkozy.

Le 28 février, il était apparu fatigué et très amaigri aux Victoires de la musique, qui avaient été un triomphe pour lui : en remportant trois récompenses (interprète de l’année, meilleur album, meilleure tournée), il était devenu l’artiste le plus primé de l’histoire de la cérémonie (onze en tout). Chacun de ces trophées avait été salué par une ovation debout, hommages émouvants de la part du public et d’autres chanteurs.

"Ils m’ont tous fait passer une soirée magnifique, je ne pourrai jamais oublier cette soirée", avait-il déclaré en recevant son dernier prix.

Outre sa fatigue évidente lors des Victoires, le report de cinq concerts qu’il aurait dû donner ces dernières semaines avait également fait naître des inquiétudes sur son état de santé. Mais Alain Bashung sera resté en scène presque jusqu’au bout, en dépit de l’avancée de sa maladie.

Son ultime concert a eu lieu le 14 décembre dans la salle parisienne de l’Elysée Montmartre dans le cadre d’une série de spectacles dominicaux, "Les dimanches à l’Elysée".

"Incontestablement, ça m’a aidé" à lutter contre la maladie, avait dit le chanteur au sujet de sa tournée, lors d’une interview diffusée sur France Inter avant les Victoires de la musique.

"C’était quitte ou double : rester chez moi à tourner en rond ou aller dans une voie beaucoup plus difficile où il fallait une énergie incroyable", avait-il ajouté. "L’affection que m’envoyaient les gens, j’avais l’impression que ça pouvait me guérir de tous les maux. C’est d’une telle force qu’on se dit : je suis immortel maintenant".

Les concerts de sa dernière tournée, qui avait suivi la parution de l’album "Bleu Pétrole" en mars 2008, dégageaient une atmosphère très forte et particulière. Ils ont été salués pour leur classe et leur intensité.

Attitude de rocker, micro au poing, ou de vieux bluesman, assis sur un tabouret et harmonica aux lèvres, Bashung portait un petit chapeau de feutre pour dissimuler les effets de la chimiothérapie.

Sa maladie apportait un surcroît d’émotion dans l’esprit de ses fans, sans pourtant jamais que le pathos ne gagne ces spectacles, construits, comme sa carrière, sur une alternance de morceaux connus et d’autres plus obscurs et difficiles d’accès.

"Il nous avait annoncé un nouvel album", a déclaré samedi Pascal Nègre, le président de sa maison de disques, Universal, qui dit avoir été frappé par le fait que l’artiste "parlait au passé" lors des Victoires de la musique.

"Immense artiste, il laisse à la chanson française une oeuvre forte, sensible, souvent mélancolique", a réagi la ministre de la Culture, Christine Albanel.

"Sa dernière tournée, finalement une tournée d’adieux et de refus de céder à la souffrance, a donné une immense émotion à tous ceux qui ont eu la chance de le voir", a témoigné l’ancienne candidate socialiste à l’élection présidentielle Ségolène Royal, qui l’avait vu à La Rochelle au festival des Francofolies.

"Le public se souviendra de lui comme le gentleman rocker de la chanson française", a déclaré pour sa part le Premier ministre François Fillon.



Fête de L’Humanité

Alain Bashung : « J’ai l’impression d’être dans des voies galactiques »

Grande Scène . Sombre et lumineux, rocker magnifique, tel est Bashung. Après le succès de son album Bleu pétrole, il promet un concert aux ambiances atmosphériques. Il y jettera toutes ses forces.



Posté le dimanche 15 mars 2009 par Kiravachol
Bashung, dernier rappel
Tristesse de voir disparaitre un acteur symbolique de ma vie (Play Blessure), tristesse du temps a jamais disparu, tristesse de voir la camarde gagner une fois encore, tristesse de ne plus l'entendre dire : "…]Je me méfie de ceux qui se prétendent dans l'action, à tout prix, tout le temps. Sarkozy passe son temps à s'agiter, il doit avoir des clones. Cela cache forcément une non idée principale qui doit être exposée mais n'arrivera peut-être jamais. En tous cas, son comportement n'est pas normal[…"."…]C'est quand même paradoxal, ces gens qui se plaignent qu'on ne respecte plus certaines valeurs et envoient chier un badaud. C'est juste l'attitude d'un petit voyou sans envergure qui manque de classe et de dignité. Là on bafoue les repères et des jeunes regardent. Quelque chose ne va pas. Nous allons nous reprendre[…". Puisse-t-il avoir eu raison.
Par jack palmer - Publié dans : Société Politique
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