Créteil, le 3 juillet 2008
Faire du droit au logement une réalité pour tous et partout est une ambition portée par le Conseil général du Val-de-Marne depuis des années.
Le Droit au logement doit être opposable. Cette exigence humaine, partagée par de nombreuses associations et autorités morales, s’est vue reconnue lors de l’adoption de la loi DALO, adoptée à l’unanimité des parlementaires en 2007.
Quelle logique serait donc à l’œuvre si une fois ce droit programmé, on expulse les familles et les personnes en difficulté pour des raisons économiques ou sociales ?
Serait-il question de les laisser à la rue ?
Dans tous les cas, n’est-il pas inscrit dans la loi le principe d’un relogement préalable. La FNARS, la Fondation Abbé Pierre, l’Episcopat, de nombreuses associations et syndicats, des dizaines de Conseils municipaux ont demandé l’instauration d’un moratoire, voire une interdiction, des expulsions.
C’est dans ce contexte que Daniel Toussaint, Conseiller général et maire de Valenton, s’est engagé pour demander le respect du principe et de l’esprit de la loi. Il ne peut lui en être fait grief sinon en remettant en cause le droit opposable au logement.
Quel message délivrerait-on à l’opinion publique en opposant l’action responsable d’un élu de la République pour faire appliquer le principe du Droit au logement et une tentative procédurière d’en interdire l’exercice ?
Dans cette affaire, aucune partie n’a subi un dommage et tous les dispositifs sont maintenant mobilisés pour permettre à la famille défendue par l’élu cantonal et municipal de rester dans les lieux en pouvant faire face à ses obligations.
En conséquence, rien ne justifie l’engagement de poursuites à l’encontre de Daniel Toussaint qui s’est manifesté en défenseur du droit. A ce titre, je lui apporte mon entière solidarité.
J’appelle tous ceux qui sont légitimement attachés au respect du principe du Droit au logement à le manifester également en apportant comme moi leur soutien à Daniel Toussaint et en demandant l’arrêt de toute procédure à son encontre.
Christian Favier
Président du Conseil général du Val-de-Marne